Archives pour juillet 2008

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Budapest, mon amour

juillet 29, 2008

Non contentes d’arriver apres les joies de la foret tropicale nous respirons en bonnes filles de la ville d’abord un grand coup en arrivant. Enfin une ville digne de ce nom, bruyante, peuplee et vivante.

Budapest est un vrai bijou et nous en sommes toutes les deux tombees amoureuse. Mais commencons par le commencement. Apres donc 5h de refuge dans le Mc Do de notre coeur nous nous dirigeons d’un pas boueux mais allegre vers chez nos amis Zsofi, Iszka et leur chien Dodo. Accueil royal comme partout, ils nous sautent litteralement au cou. Soiree hongroise delicieuse qui nous remet illico d’aplomb pour le reste de la semaine.

Ces 3 jours nous ont servi a ecumer Buda et Pest, apprendre par coeur a genealogie des rois et constater que les hongrois sont vraiment un peuple saint au vu du nombre de beatifications hongroises. Il nous a pas fallu plus de temps pour nous rendre compte que le hongrois est une des plus belle langue du monde et  que c’est un des peuples de la terre les plus epicurien, accueillant et detendu.

Le jeudi soir nous avons rencontre Zoltan, qui nous a accueilli chez lui pendant ces 3 jours, nous a offert une hospitalite debordante a coups de fringes et de palenkas (mais pas au petit dej cette fois-ci ;) ). Pour les amateurs de soirees arosees, le fringe consiste a melanger du vin avec de l’eau gazeuse, qui vous monte a la tete tres rapidement. Et le palenka est une liqueur de fruit qui se boit exclusivement par coup de 5 shots enchaines lors de la tournee de tous les bars underground de Budapest. Ils ont aussi une autre specialite locale, l’unicum, qui se boit lors du shot final : c’est une fermentation d’herbes qui soit vous remet d’aplomb soit vous acheve pour le reste de la soiree.

Mais ne vous inquietez pas, nous n’avons pas fait que decouvrir les boissons typiques, nous connaissons desormais l’histoire hongroise de l’invasion magyare a la chute du bloc communiste en passant par toutes les dates et statistiques existantes. Et afin de nous remettre de ces emotions, il a fallu passer par le traditionnel bain turc. Un vrai moment de bonheur, qui nous a fait oublier mal de fesses, boue et sueur…on en revait depuis de nombreux km !

La ville et ses habitants nous ont tellement charmees que nous avons accepte la proposition de Zsofi de rester une nuit donc une journee de plus. Une derniere balade nous a permis d’apprecier encore une fois les charmes de cette ville, multiple, calme et hospilaliere. Difficile de resumer les 6 jours que nous avons passes ici, decidemment il nous faudra revenir !

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Bains de boue a la Hongroise

juillet 27, 2008

La maman slovaque est tenace : voyant le moment fatidique du depart arriver, elle intensifie le gavage, sous pretexte que nous avons besoin de forces pour repartir. Ainsi, le matin du notre depart a Esztergom, nous avons eu le droit au petit dej a 9h30 (servi avec du vin, parce que nous sommes francais bien sur), suivi a 10h30 par la soupe puis par un plat a 11h parce qu’il faut absolument que l’on goute…c’est l’estomac leste, et l’oesophage encore encombre que nous repartons sur nos velos apres une seance d’adieux dechirants. Boris a fait quelques cliches de nous et notre chargement mais ce que nous avons decouvert apres c’est qu’il a aussi reussi a nous prendre poussant nos velos sur la premiere colline a la sortie du village car avec ce qu’on venait d’avaler, les deux grimpeuses que nous sommes etaient un peu dimunuees…nous avons recu les photos par mail accompagnees d’un mot tres gentil…

Les 50km jusqu’a Esztergom nous ont permis de digerer les plats de la veille et c’est un chouia plus legeres que nous traversons la frontiere Hongrie-Slovaquie, pour entrer dans la ville qu’on appelle “la Rome hongroise”. Il faut dire qu’a part une basilique qui vaut pas mal le detour, deja simplement parce qu’elle n’est pas baroque, et quelques eglises, la ville ne semble avoir vecu que parce qu’elle a ete un centre spirituel tres important. Aujourd’hui, c’est plus une ville musee, ma foi tres mignonne avec ses airs de ville neocoloniale de part ses maisons basses peintes de couleurs vives.

Qui dit ville touristique, dit camping 3 etoiles au prix exorbitant pour avoir l’autorisation de planter sa tente pour la nuit. Nous cherchons donc un autre endroit et finissons par elire domicile dans la foret en bordure de la ville, au bout d’un chemin boueux, presque impraticable (on s’est dit qu’on serait plus tranquille). Nous plantons la tente dans un petit trou au milieu dea arbres et des collines de boue qui nous dissimulent tres bien. Soiree camping classique, tambouille rechaud et couchee tot, tout ce qu’il faut pour faire une bonne etape le lendemain.

Les choses se gatent pendant la nuit car contrairement aux idees recues, l’ete en Europe de l’est n’est pas si chaud et ensoleille que ca. En plein milieu de la nuit, il commence a pleuvoir des trombes, Certes pas dans la tente car nous avions appris des orages autrichiens sauf que ca continue le lendemain matin sans signe d’acalmie. Petit rappel, nous sommes en pleine foret au milieu de la boue. Apres quelques heures, par crainte d’etre submergees, nous organisons une expedition pour nous sortir de la ; deterrage des velos aue nous avions caches sous des branchages, demontage expresse de la tente, chargement des velos dans la boue. Le chemin n’est plus qu’un torrent de boue. Apres pas mal de galeres, nous finissons par arriver a la gare d’Esztergom completement trempees, boueuses, frigorifiees…

Apres une heure de train qui nous paraissent le paradis, nous arrivons a Budapest sous une pluie encore interrompue et cherchons un endroit sec et chaud pour nous poser. Comme toujours, Mr Mc Do est la pour nous sauver. Une fois encore, on l’a beaucoup beaucoup aime !!

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Le voyage en images

juillet 21, 2008

Ca y est les photos sont arrivees : il vous suffit d’aller cliquer dans la categorie nommee comme ci-dessus dans la colonne droite.

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141km qui valaient le coup!

juillet 21, 2008

Nous voyons a vos mines ahuries que vous tremblez dans vos cuisses de cet exploit, mais oui le guide disait 106, ce sera 141km que nous pedalerons en ce chaud dimanche slovaque, dont 20km sur une piste de graviers. Nous avons finalement opte pour les herbes folles du bas cotes qui etaient bien plus faciles a pedaler.

Pause dejeuner prevue a Travnik pres d’un lac conseille dans le guide pour ses baignades rafraichissantes, lac qui s’est avere etre un bassin industriel entoure de barbeles rouilles. Une parodie de “Borat” On a meme retrouve les slovaques moustachus edentes acoudes au comptoir d’un bunker sovietique reconverti en bar du village. Depaysant on vous dit l’Europe. Mais au bout de 91km la sieste sous les peupliers etaient plus que bienvenue.

Nous arrivons enfin en vue de notre destination. Nous arretons 2 motards pour demander notre chemin. Ceux ci bien sur ne parlent pas un mot d’anglais, mais grace au langage des signes universel nous devenons tres vite meilleurs amis. Photos en temoignage.

Enfin dans les Petites Carpates nous arrivons a destination. Le seul Adonis de tout le pays nous accueille les bras ouverts. Devant tant de gentillesse et de prevenance nous decidons d’un coup d’oeil d’accepter sa proposition de rester 1 jour de plus. Vraiment photo a l’appui nous vous promettons que nous n’avions pas d’autre choix.

Depuis 1 jour sa mere nous nourrit de force, a croire qu’il faut absolument qu’on finisse toutes les reserves emmagasinees pour la guerre et on vous le repete la gastronomie slovaque est riche, tres riche! C’est ainsi que petites Berangere et Eugenie se retrouvent reveillees par Maman slovaque a 9h du matin attablees devant un petit-dejeuner gargantuesque (on en etait encore a digerer l’entree du repas de la veille) et bien sur comme tous les repas celui la aussi commence par le traditionnel shot de vodka qu’il faut avaler d’un coup sans tousser et en lancant tres fort “Na zdravie” Promis c’est pas evident au reveil, mais ca a le merite de vous reveiller d’un coup.

On a donc passe la journee en discussions avec dieu slovaque, Maman, Papa et Grand-mere slovaque, a visiter les alentours du village, la maison de la grand mere ou ils vivaient tous il y a encore peu (toute la famille dormait dans la meme petite chambre) et a gouter tous les mets et boissons alcoolisees nationaux.

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La Slovaque est decourageante !

juillet 21, 2008

Sorties de Vienne par le Prater, magnifique parc qui vous donne l’impression d’etre au coeur de la plus belle campagne (toujours ordonnee et entretenue bien sur), nous nous engageons sur la plus longue digue du monde: 40km tout droit, un petit chemin qui s’etend a perte de vue. la seule distraction au long de ces longs km fut un gentil autrichien (toujours habille en cycliste jaune, on vous rappelle la tenue nationale) qui voyant notre chargement a voulu en savoir un peu plus et au bout de qqs km de discussion nous a invite chez lui en patois (appermment pire que Josef me susurre-t-on a l’oreillette). Pause dejeuner a Hainburg, avant-poste moyennageux de l’empire austro-hongrois, aujourd’hui seulement peuple de kekes bicolores.

Petite digression et avertissement capillaire: NE FOUS FAITES JAMAIS COIFFER PAR UN AUTRICHIEN! Il faut savoir que la grande mode du moment est la bicolorite. Qu’entendons nous par ce mot bizarre sortie d’un autre univers? L’autrichien moyen aime la vie et la couleur et l’exprime tres largement en colorant ses cheveux de 2 couleurs differentes si possible qui jurent totalement entre elles. Exemple: Si vous aimez le rouge, vous l’allirez forcement avec du rose petant, si vous tendez vers le bleu elctriaue, le reste sera forcement vert cannabis etc… Grace a cela l’autrichien se repere tres facilement en Slovaquie (ca et les marques du cycliste qu’il aborde fierement)

Passage de la frontiere la plus visible qu’il soit: des champs verdoyant autrichiens aux cheminees et barres a l’architecture sovietique. D’ailleurs c’est grace a la piste longeant l’autoroute que nous faisons une entree triomphale et remarquee a Bratislava. Visiblement la combinaison cycliste et casque semble plus inusitee.

87km pedales haut la main.

Nous trouvons une residence U a l’oree de la ville, ancien batiment respirant la gloire passee sovietique. A une epoque il a du heberge l’elite intellectuelle de la Tchequoslovaquie, maintenant radiateurs demontes, tags, decrepitude et autocollants en tout genre ont eu raison de sa grandeur. Nous arrivons a nous inscrire pour les 2 nuits et lorsque nous demandons ou nous pourrions attacher les velos sans que cela n’occasionne trop de derangement,nous croyons comprendre que la gentille dame nous propose de les monter au premier, dans notre chambre. Apres maintes repetitions nous comprennons avoir bien saisi la gestuelle, nous voici donc portant les velos a dos d’homme a travers escaliers et couloirs vers la plus gentille garconniere qu’il soit, barre de musculation et posters de femmes pulpeuses et a la pose suggestive compris.

La ville en elle meme est divisee en 2. Pressburg aux allures charmantes et rues pietonnes et la nouvelle ville tres….sovietique. Le contraste est saissant et extremement instructif. En une matinee nous avons fait le tour culturellement et nous sommes fait un grand ami dans la personne d’un gentil moustachu a l’entree d’un palais au point d’information qui nous a donne les rudiments de slovaque.

A court de culture et parce que tout de meme le velo nous manque nous decidons d’aller faire un tour et tombons nez a nez sur la version slovaque du Paris plage. Fin d’apres-midi charmante a observer la population locale et le coucher de soleil sur Bratislava.

Vous vous demandez toujours pourquoi ce titre. Et bien oui mesdemoiselles, mesdames et surtout messieurs, le mythe est vrai! La slovaque fait en moyenne 1m70, a des jambes de gazelle et une poitrine florissante. Le pire c’est qu’avec ce corps meme le vulgaire passe et c’est dire si nous avons vu des elements propice a ce jugement. Par ailleurs la nourriture extrement riche, nourissante a base de porc, pommes de terre, creme, lard et fromage nous fait douter tres tres tres fortement de la justice dans ce bas monde! Surtout quand elles se baladent en plus avec une enorme glace a la main.

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Vienne et notre ami Fischer von Erlach

juillet 21, 2008

Qui est donc Fischer von Erlach ? C’est l’architecte autrichien qui a “baroquise’ toutes les eglises et palais de Vienne, a grand renfort de marbre rose et de statues. Et quand il est mort avant d’avoir fini son oeuvre, c’est son fils qui a pris la releve. Mais Vienne a milles charmes, a commencer par ses viennois. Nous avons accueilli par Eva et Alois qui se sont mis en 4 pour nous rendre le sejour le plus agreable possible : Topfenknodel et Kaiserschmarn compris, un vrai regal !

Au programme, visite de la ville, l’incontournable Schonbrunn et sa Sissi a vous faire palir une guepe, des eglises, toujours des eglises et la plus incroyable des bibliotheques tapissee de livres anciens du sol au plafond auxquels on accede avec des echelles comme au bon vieux temps.

Patriotes dans l’ame, nous avons tente de feter dignement notre fete nationale a l’ambassade francaise. Nous nous rendons a l’adresse indiquee pour nous retrouver devant une porte close, meme pas de plaque indiquant l’ambassade, un simple drapeau sur le batiment pour nous faire persister et finalement denicher un petit bureau au fond d’un couloir mal eclaire. Un peu chiche comme ambassade. Sans nous decourager, nous partons a la recherche d’Internet pour trouver une adresse de vraie ambassade ou du consulat ou quelque chose qui y ressemble. A Vienne, le meilleur moyen d’avoir acces a Internet est d’aller au mc do, c’est genial, ils sont tous equipes, l’acces est gratuit, ils ont meme la tele. Au mcdo, les ordis sont tous monopolises : il ya une hongroise qui raconte sa vie au monde entier sur gmail, un geek asiatique et un vieux pervers qui regarde la page erotique de Krone, un grand quotidien autrichien, en plein milieu du mcdo. Nous misons des le depart sur lui, nous disant qu au bout d un moment il allait etre gene ou se dire que d’autres ont mieux a faire. Mais non notre bonhomme fait defiler toutes les photos de filles nues et moches qu’il peut trouver et nous lance un regard excede lorsqu on lui demande si on peut regarder 2 min une adresse. Vienne, ville de la concupiscence.

Nous avons ete rejointes mardi soir par la jolie Marielle qui a peine arrivee, nous a emmene dans les endroits underground de la ville . Nous nous sommes retrouvees au Flex, une boite sur le quai du Danube apparemment renommee sur la scene electro. La programmation ce soir la etait intitulee ‘London calling’, ce qui dans les faits etait un melange de rock-electro pour ados, qui par ailleurs constituaient la majeure partie du public. Il est a noter que les jeunes viennoises vont en boite avec une couronne de Sissi sur la tete, nous n’avons pas reussi a trouver pourquoi.

Vienne fut aussi une aventure gastronomique. Nous avons commence par le traditionnel cafe viennois dans on ne peut plus traditionnel cafe Hawelka, pour continuer avec un Apfelstrudel et la Sachertorte. Pour ce qui est du sale, nous avons egalement teste la Leberknoedelsuppe et la Frittatensuppe.

Derniere soiree a Vienne avant de repartir sur la route en direction de Bratislava. C’est nourries de culture, de rencontres et de specialites autrichiennes que nous repartons, reposees et fringuantes.

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Jaune veut pas toujours dire soleil

juillet 15, 2008

Le lendemain matin fraîches et disposes dans un matin radieux qui a fait sécher la tente en moins de 3h, nous nous élancons à l’assaut de Vienne!

Première ètape: arriver à Tulln, même topo que la journée précedente, nous avons douté de son existence au long de 52 longs voir très très longs km.

Après la canicule, l’orage et la pluie nous avons fait connaissance avec le vent autrichien. Beaucoup plus vicieux que ses camarades Monsieur le vent attend que vous soyez à decouvert sur une berge de 30km sans aucun arbre ou talus ou même buissonet pour vous abriter et souffle à vous faire envoler vous et votre lourdement chargé vélo. Encore plus rageant quand vous faîtes du surplace et que les gentils autrichiens en maillot jaune (sisisi tous, on pense qu´ils sont sponsorisés par Poussin jaune ou la Poste) passent en foncant et vous susurrent des moqueries à l’oreille (tout ca en autrichien bien sûr) D’ autant plus jouissif quand vous jouez au lièvre et à la tortue en les depassant un peu plus tard pour cause de crevaison. Mais ca n’aide pas beaucoup plus quand vous continuez à ahaner le long d’une longue digue à découvert. On a toujours pas établi ce qu´il valait mieux de la canicule ou du vent. (finalement on opte pour le vent) 

Nous rappellons à nos aimables lecteurs que nous sommes un dimanche en Autriche, donc sans aucun espoir de trouver ripailles avant peut-être Vienne (85km de notre point de départ) et que le paquet de Prince y est passé, mais que tout de même il fait grand faim. De loin nous apercevons aux abords de la mysterieuse Tulln le signe sauveur du MacDo et décidement vous comprennez soudainement beaucoup mieux le slogan du “I´m loving it!” Parce que pour le coup vous le savourez votre burger. Macdo veut aussi dire internet et par consequent peut être un foyer pour le soir (tous nos plans avaient miserablement echoués) Heureusement une âme chaleureuse et sauveuse du nom d´Eva par l’ intermediaire de la delicieuse Marielle nous a ouvert grands ses portes et nous offre depuis 2 jours un havre de paix.

Vienne nous apparait comme les délices de Capoue un havre de paix sans pedalage et une ville une vraie, avec enfin des gens, du bruit et sans prairies à perte de vue. Mais des jardins et des palais

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Qui a dit Europe de l´Est et canicule?

juillet 15, 2008

Pas nous en tout cas: Il faut savoir que le temps change en moins de temps qu´il faut pour prononer le mot TEMPETE ou ORAGE ( au choix, on a eu le droit aux 2 versions).

On avait pourtant bien commencé: bon pied, bon oeil de bon matin, 17km avant qu´Eugénie s´arrête en pleine forêt à 200m d´une boulangerie (bon ca je le savais pas encore à  l´époque) pour hurler sans faim: Berangère a du sortir dare-dare les derniers biscuits au chocolat pour arrêter la crise. Après ca 50km avant midi, nous nous arrêtons à Melk pour escalader un rocher en haut duquel trône la magnifique abbaye benedictine très baroque (qu´une introduction à toute la baroque-attitude autrichienne).

Redescendues quelques heures plus tard nous renfourchons nos bolides pour 40km dans la Wachau, région viticole autrichienne. Un vrai bijou! Traversée de tous les villages en noces et de  tous les champs de “Marillen”, sorte d´abricot dont tous les Autrichiens raffolent litéralement (si vous voulez mettre un Autrichien de bonne humeur, essayez de leur en parlez, vous verrez ca marche à tous les coups). Petite halte à l’ombre de l´église du village, dernier salon où les petites vielles causent. Impressionnants les petits vieux autrichiens en passant, se faire dépasser dans les côtes par Mami partant au marché est toujours une humiliation qu´on a pas reussi à surmonter.

L`autrichien est toujours extrêmement encourageant, cad qu´il cherche toujours à vous faire plaisir et vous faire croire que vous êtes presque à destination. C´est ainsi qu´après n´être plus qu´à 20 km de Krems vous vous retrouvez  3 km plus tard à 22km. Extrêmement déplaisant surtout que vous vous faîtes avoir à tous les coups. Enfin après de nombreuses collines, de nombreux villages et encore plus nombreux champs, vignes et panneaux indicateurs trompeurs, nous voici enfin en vue de Krems. Rien que l´idée d´un bon riz blanc nous fait saliver. Dommage! L´Autrichien vit sainement et à 5h le samedi ferme boutique pour aller se reposer. Nous nous sommes vues rire au nez lorsque sur un ton piteux nous demandions si on pourrait trouver pitance pour le soir même ou le lendemain.

Très bien, d´un pas triste nous nous dirigeons vers le camping poursuivi par un vague cumulus noir (après un dèbut de journée morose, nous avions eu un grand ciel bleu toute l´après-midi) à peine la tente plantée et le chargement mis à “l´abri”, à la sortie de la douche s´abat un des plus violent orage sur nous. Nous nous refugions dans la tente dans l´espoir d´eviter les trombes d´eau. Erreur c´était sans compter que notre ami Decathlon n´avait jamais mis les pieds en Autriche. 2 minutes plus tard il pleut dans la tente et de petits lacs très mignons se forment à nos pieds. Sans nous demonter nous partageons les 3 Princes qu íl nous reste, nous enfoncons dans nos sacs poubelles et sac de couchage et c´est parti pour le show! Il fallait bien un peu de reggaeton pour remetre du soleil dans les coeurs.

Special casdedi et un grand merci aux chinois pour leur enceinte un muchas gracias a mis amigas y amigos dominicanos para llevar sol en cualquier lugar del mundo!

Mais bon de toute facon après nos 90km on a dormi comme des Berangère et Eugénie (oui on lance une nouvelle expression et elle est libre de droit d´auteur), malgré vent, tempête, pluie et hurlements de gamins et bébés en tout genre.

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L´épreuve de la canicule…

juillet 15, 2008

Passée, mais non sans suer sang et eau. Alors effectivement le Danube c´est droit et là plupart du temps plat, mais quand vous vous trouvez sur 20km de berges droite comme un i, sans une seule ombre, sous 33°, vous trouvez ca long.

Comment raconter des heures de souffrances (volontaire de surcroît)? Tantale et Sisyphe n´ont qu´à aller se rhabiller!

Heureusement vers 4h nous retrouvons les 2 commères attablées devant une glace géante (oui mesdames après 70km on a le droit à une ENORME glace qu´on savoure sans une once de culpabilité) sur la plus mignonne place du village autrichien qu´il soit.

Quelques km plus tard arrivée chez notre logeur, reggaeman dans l´âme, on se serait cru au fin fond d´une cabane au Brésil. Tong de rigueur, cheveux long et torse nu, nous dinons sur sa terrasse avec vue magnifique sur la vallée du Danube au son des djembés et maracas. Un des pionniers de couchSurfing, il a fait le tour du monde et a une anecdote sur tout. Vers 10heures les bébés se mettent au lit pour une nuit réparatrice, après tout l´étape de 100km n´allait pas se faire toute seule.

En repartant il nous glisse dans nos sacoches le CD qu íl vient d´enregistrer en Ethiopie, nous voilà plus chargées mais le coeur tellement plus léger.

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Call-boy, parano et hypocondriaque au RDV

juillet 15, 2008

Arrivée à Linz sans encombre mercredi midi à 13h, ruée sur le Leberkäse, charcuterie locale, après nos 40km du matin on était pas à ca près. Nous retrouvons notre hôte sur la Hauptplatz 10 min en avance, on y était, faut dire qu´il nous avait appelé 10 fois depuis 2 semaines pour bien s´assurer qu´on debarquait. Jeune homme charmant, à peine arrivé chez lui il nous donne en main les clés de son appart, s´étrangle à moitié en avouant d´une voix faiblarde qu´il est très malade, mais que vraiment ca lui faisait plaisir de nous accueillir. S´ensuit le petit discours d´introduction apparemment assez rituel: nous devons pas nous inquiéter des magazines porno dans la chambre (3 jours avant il avait accueilli 5 soldats américains apparemment assez stereotypés) et nous demande si cela nous dérange pas qu´il se balade nu dans son appartement. Devant tant de prevenance et déjà assez genées d´être accueillies à bras ouverts par un mourant si libéré, nous n´osons pas entraver sa liberté de mouvement.

Nous nous attablons devant un bon verre d´eau bien merité et là miracle, Lazare ressucite, nous conte qu´il ne peut quitter la ville sans crise de panique (à tel point qu´il a été déclaré à 50% handicapé par l´état) et toutes ses aventures sexuelles (hétero como homo d´ailleurs) Bref extrêmement instructif le garcon. Saviez-vous qu´il est possible de placer subrepticement qu´on est call boy sans que cela choque le moins du monde dans la conversation? (Faut dire qu´on était plus à ca près)

Enfin il se rappelle qu´il est mourant et nous dit sur une voix atone qu´il retourne chez Papa-Maman se faire soigner et nous laisse dans son appart avec autorisation d´utiliser son ordi comme bon nous semble. Insiste assez lourdement sur les photos de nus de lui et les films X qu´on pourrait y trouver et disparait. On vous passe le bonheurs qu´on a trouvé dans son appart.

Linz, 3ème ville d´Autriche (200 000 habitants, sisisi au début nous aussi on a cru que c´était une blague), ville charmante, apparemment très fervente au vu du nombre d´églises qu´on a visité.

A noter que nous avons donc passe 2 nuits en tout et qu´on a jamais revu notre charmant logeur très sympatique au demeurant. Au défaut de quoi nous avons passé le 2ème soir en compagnie du frère un tantinet moins original.