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La dolce vita

août 8, 2008

Nous sommes donc arrivees a Belgrade apres une petite etape de 95km, une baignade sur une plage serbe dans la plus belle definition du terme, decharge publique, blondes longilignes et aux arguments frappants, males bodybuildes defilants en rond devant elles et se lancant avec puissance a l’eau et gamins ultra violents jouant a se noyer pour de vrai. Une vraie etude sociologique s’imposait.

Notre hote de Belgrade nous accueille au bord du Danube, nous emmene nous desalterer dans un bar au bord de l’eau avec les poules qui vous picorent les pieds et nous montre Belgrade by night. Il nous offre aussi une grande lecon de vie et d’histoire. En effet il est kosovar, a fui le regime de Milosevic, connu les bombardements a Sarajevo et arrive encore a avoir un regard non cynique sur le monde. Grace a lui on arrive enfin un peu a demeler les noeuds politique de la poudriere des Balkans.

3 jours a Belgrade ou nous nous ajustons assez bien au mode de vie, balades et plage la journee, notamment au lac artificiel cree par le heros local Tito et decouverte de la vie nocturne belgradoise. Adaptation qui nous a valu a plusieurs reprises l’exclamation “Mais vous etes aussi cool que des Serbes”, ce qui apparemment vaut le plus beau des compliments. Donc voila on va d’Ice coffee en rakia et de rencontres en rencontres. Meme notre hote semble epoustoufle par notre capacite a drainer des gens sympas.

Belgrade est fascinante: un patchwork de tout ce que vous pouvez trouver sur terre et dans une ville. Non seulement les styles architecturaux les plus phantasistes se cotoient, mais vous pourrez egalement franchir une zone d’industrie lourde avant de parvenir au quartier le plus branche de Belgrade. Nous avons toujours pas saisi l’organisation urbaine, autoroute au milieu de la ville, trams qui s’accrochent tant bien que mal a une falaise qui donne sur un ruisseau pour vous ammener  au centre, arrets au milieu des embranchements d’autoroute ou au milieu de la voie de chemins de fer entre une usine siderrurgique et un hippodrome. Corbusier n’est jamais passe par la.

Nous repartons demain pour le franchissement des Carpates, qui, on vous le rappelle, ont arrete jusqu’a l’invasion romaine. Hors de question qu’il en soit de meme pour nous!

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