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Crazy Serbs!!!!

août 16, 2008

On a pas vraiment compris pourquoi Alijosa notre hote de Novi Sad voulait nous faire traduire cette phrase en francais apres a peine qqs heures, maintenant on comprend beaucoup mieux ce slogan serbe.

Notre sortie de Belgrade fut un peu compromise par une pluie diluvienne accompagnee par un orage tropical. En filles sages et avisees et surtout apres l’episode hongrois, on s’est dit qu’il fallait beaucoup mieux aller festoyer avec les serbes dans un bar de Belgrade avec Tania et Daniela, deux jeunes serbes rencontrees sur la piste de danse la veille et qui nous on fait passer 2 soirees extraordinaires. Merci les filles!!!!

Le deluge etait sensee s’arreter dans la matinee, nous voila donc parties en tout debut d’apres-midi fieres comme d’artaban, pour revenir depitees apres qqs minutes. En effet un rideau de pluie s’est abattu des que nous avons montre le bout de notre casque. Qu’importe nous retentons l’experience une heure plus tard, le ciel s’est calme, mais ne voila-t-il pas que Bobby la Pointe (pour les neophythes il s’agit du fier d’estrier d’Eugenie) le bien nomme s’encastre dans un poteau a a peine 5km de notre depart. Plus de mal a Bobby qu’a Eugenie, mais il ne pouvait plus avancer avec sa roue pliee en 2. Derechef on appelle en pleurnichant notre hote qui vient nous recuperer pour faire les magasins de Belgrade et trouver 1 nouvelle roue. Chose apparemment impossible. Finalement on a fini par trouver une toute petite boutique dans une rue tortueuse. Rien ne demonte un reparateur serbe. Il a regarde la roue d’un air dubitatif et l’a repare en montant dessus et appuyant dessus avec ses pieds. Completement bluffant, quand on vous dit que la mecanique c’est de l’art! Finalement il voulait qand meme changer la roue, mais on vous dit chose impossible. Il a passe 1h a farfouiller autour de ma roue. Et au bout de 2 heures, impossible de lui faire accepter un paiement! Notre hote serbe a essayer de negocier, on voulait meme lui faire accepeter l’argent de force, mais il a menacer de garder la roue si on le payait! Et en plus de cela, il nous a donne sa carte pour qu’on l’appelle si on avait d’autres problemes pour qu’il nous envoie chez un de ses potes. Crazy serbs!

C’etait pas tout mais on avait encore 70km a faire. Arrivee chez notre hote a Smederevo, charmante bourgade, a la nuit tombee. Le lendemain visite de la forteresse et surtout notre hote, qui etait ingenieur mecanicien a reveille un de ses copains et a 2 ils nous on remis nos velo d’aplomb (en effet Bobby souffrait encore de graves sequelles de son accident) Crazy serbs!

Le lendemain on arrive avant la nuit au lac d’argent. Un enchanetement au crepuscule des bergeres gardants leur moutons, la faune se reveillant apres la chaleur ecrasant de l’apres-midi et un soleil rougeatre sur un Danube calme et majesteux et decidement bien bleu. Rien que pour cet instant, les qqs 1000km valaient le coup. On a installe la tente dans le camping sauvage officiel a cote d’une famille serbe. La mere, a peine nous nous etions installees, debarque avec une brouettee de nourriture au cas ou nous etions en train de mourir de faim. Tres inquiete, elle va jusqu’a nous expliquer comment faire un oeuf sur le plat. En revanche elle a omis de nous dire que le club cache de l’autre cote du lac venait d’investir dans la sono la plus forte du marche, ainsi que dans une collection de folk serbe la plus inecoutable qu’il soit. Conclusion on a bien mange, mais nuit blanche tres tres longue, certains diraient meme trop longue.

La journee du lendemain a conduit nos pas ou plutot nos roues vers la plus jolie region de Serbie. Le Danube se retrecit peu a peu pour passer entre les Carpates. Un peu dure pour les jambes, mais tellement beau!!

A midi bien sur on se fait offrir des croissants par un serbe organisateur d’une viree en kayac pour allemands et autrichiens, devons refuser le cafe offert par le gardien du musee d’a cote et le soir retrouvons une partie des kyaqueurs sur la place du village ou nous voulions passer la nuit. Ils nous invitent a les rejoindre et a partager leur diner. Soiree folklorique entre spectacle de danse traditionnelle et match de foot entre jeunes en delire a chaque point marque.

Nuit un peu plus calme. Nous repartons le lendemain pour la partie la plus epoustouflante du voyage, le passage des gorges : quelques montees franchies sans trop de difficultes nous ont permis d’avoir des vues a vous couper le souffle sur le fleuve se frayant un chemin entre les montagnes. Nous nous sommes delectees de chaque kms, a vous de juger sur les photos !

Passage de la frontiere roumaine sur un barrage que l’on appelle les Portes de Fer :beau nom pour une installation industrielle sovietique jonche de paquet de cigarette, preuve d’un trafic officieux mais pas tant que ca quand meme.

La Roumanie, c’est encore autre chose, un autre monde dont on vous parlera dans le prochain article. A bientot !

Un commentaire

  1. L’oeil de Timisoara vous regarde. Ne pensez même pas dire du mal de ce pays extraordinaire en toute objectivité. J’ai hâte de lire vos aventures roumaines…



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