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Le bec dans l’eau

août 19, 2008

Rejouies par la perspective de continuer le periple et d’aller decouvrir le Delta, selon les dires magnifique,  nous montons dans le train pour Corabia. Nous avons le droit a un splendide lever de soleil, dont nous profitons d’une maniere toute differente – confortablement installees – et a quelques gares encore plus improbables que les gares autrichiennes. Le plus souvent il s’agit de la route du village qui traverse la voie ferree, il faut etre un habitue pour savoir a quel wagon se placer pour ne pas atterir dans le champ. La encore on se serait cru au fin fond du Far Ouest !

Arrivee a Caracal de bon matin. Eh oui, evidemment il a encore fallu se lever a l’aube pour prendre le train de 6h. A priori, on pensait que cette ville serait un village un peu plus grand que les autres, mais il s’est avere que non, impossible de trouver un distributeur de billets aux alentours de la gare. N’ayant pas assez d’argent pour payer les billets jusqu’a Constanta, nous achetons les billets jusqu’a Bucarest, ou nous pensons qu’il sera plus aise de tirer de l’argent.

Le train n’est pas plus rapide que le precedent, nous avons le temps de faire connaissance avec une jeune Roumaine, qui nous a gentillement aide dans l’operation d’embarquement-debarquement des velos et bagages, meme si avec le temps, on commence a etre rompues a l’exercice…Nous avons egalement le loisir d’observer une famille de Tziganes, qui a envahi les couloirs. Spectacle assez desolant : jeunes filles enceintes a 14 ans, enfants d’une violence inouie et parents que l’on sent ravages par l’alcool, seule la musique est toujours aussi touchante et authentique.

A la gare de Bucarest, nous nous rendons directement au guichet international pour reserver nos billets de train pour le retour en meme temps que les billets pour Constanta. Il faut extirper les renseignement de la bouche d’une hotesse qui n’a pas souri depuis surement quelques decennies mais nous suffissons avoir les informations que l’on cherchait et par apprendre qu’il est impossible de payer par carte bancaire.

Direction l’automate de la Societe Generale, la banque d’Eugenie et egalement la banque la plus implantee en Roumanie, il y a une agence ou une tour SoGe au coin de chaque rue bucarestoise. Et la surprise, l’automate recalcitrant ne veut pas sortir plus de 150 lei, ce qui represente moins de 50 euros. Il faut preciser que la toute nouvelle carte de Berangere est bloquee depuis Belgrade, pour cause de code erronne (un conseil ne changez jamais de code avant de partir en voyage…). Autre precision: nous sommes dimanche donc pas la peine d’esperer trouver une banque ouverte.

Nous voila donc un dimanche a Bucarest, sans argent ni logement et ne sachant pas pourquoi la banque ne nous aime pas. On vous assure, on se sent vraiment a poil !!!

Heureusement, nous avons des parents prevoyants, qui nous avaient glisse dans la sacoche le numero d’un ami d’un ami a Bucarest, au cas ou. Nous l’appelons donc, mais celui ne rentre a Bucarest qu’a 21h. Tres sympa au telephone, il nous indique que les banques sont ouvertes le lundi.

En attendant nous voila toujours SDF, mais sans nous demontees nous trouvons le seul cybercaffee a la ronde et activons notre reseau couchsurfer. Ils sont tous partis, mais au bord d’une heure nous recevons un message: mon colloc vient de rentrer, vous pouvez prendre ma chambre voici l’adresse. Et oui la generosite des gens n’a pas de borne. Sur un simple coup de fil, ce charmant jeune homme nous ouvre ses portes alors qu’il ne nous connait n’y d’Eve , ni d’Adam. En qqs heures la situation se retourne donc de nouveau, nous revoila loge et l’ami de l’ami nous accompagne le lendemain a la Societe Generale essayer de regler le probleme. Evidemment la globalisation n’est pas assez avance pour que les banquiers ait pu vraiment faire qch. Conclusion l’ami de l’ami nous avance 600euros sur la seule caution de notre bonne foi.

Depuis nous sommes redevenus d’anonymes touristes dans une ville a la poulation encore moins aimable que Paris (on commente pendant des heures le moindre sourire ou amabilite que l’on croise)  Bucarest semble pourtant une ville agreable a vivre et nos nouveaux hotes sont charmants.

Nous repartons apres demain pour Constanta pour la fin de notre periple cycliste avant de revenir 1 jour a Bucarest et nous embarquer pour l’Allemagne.

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