Archive de la catégorie «Autriche»

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Final words and thanks to you all

mars 21, 2009

After so many months on two different parts of the world, we finally get back together (in Germany!) and take advantage of this to express our gratitude.

Thanks to all the people that welcomed us so warmly and helped us during our trip, we had our best travelling and human experience. We are still thinking about the great times we had with you and the beautiful moments we experienced on our way.

To feed your curiosity about the last days of the adventure, we stayed 2 days in Bucharest, had a bike-packing workshop on the platform of the station and virulent arguments with the passengers who were sitting under our (rather) big packet. After some time, they called the controller: we had to explain our conception of the word “hand-luggage”. A good negociation never fails. We finally arrived in Munich after 27 hours of train.

All in all, to the ones who were doubtious about the idea, we can now answer that we would do it instantly again. And we strongly advise you the Danube road !

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Du concept de l’infini et de l’enfer

août 26, 2008

Nous voila donc en plein cagnard de nouveau sur les routes defoncees de Roumanie. Apres 1h on vous rassure on s’est quand meme demande pourquoi donc on s’imposait cela, mais l’arrivee a Constanta valait quand meme le coup. Apres en avoir reve pendant 2 mois cela nous aurait quand meme gache le voyage d’y arriver en train (la question du pourquoi demeure toujours d’actualite on vous l’accorde)

Apres notre sieste bien meritee sur l’esplanade de Constanta et s’etre rendu compte que nos 2 plans logement de la nuit tombaient a l’eau, nous renforchons nos bolides pour aller se trouver un camping qui apparemment pullulent a Constanta. Apres 5kms fausse joie, absence total de camping, mais apparemment il y en a un un peu plus loin. 10km plus loin nouvelle deception puisque  dans le camping en question on ne peut planter sa tente, mais seulement dormir dans une cahute en bois hors de prix. Qu’importe nous revoila sur la route et qqs heures et de nombreux passants arretes plus tard, nous comprennons que camping n’a pas du tout la meme signification qu’en France puisqu’ils nous renvoient tous a des hotels 3 etoiles.

Enfin les 40km de nuits les chiens errants aux trousses, cela sera ca de moins a faire le lendemain.

Dimanche 24 aout dernier jour de velo et derniere grande lecon de geographie:

Pourquoi le Danube se detourne-t-il de sa route a 100km de la mer noire pour faire un detour de qqs 200km et aller se jeter a Tulcea? PARCE QU’IL Y DES GRANDES COLLINES ENTRE CONSTANTA ET TULCEA. Enfin maintenant on sait vous dessiner une carte du relief roumain les yeux fermes, on sait placer tous les ports industriels de la cote (facile, ils sont places regulierement a 5km d’ecart, entre 2 plages de baignades blindees de monde) et surtout, surtout on remercie la Roumaine pour nous avoir fait comprendre le principe d’eternite et d’enfer!

Vous l’avez compris ce fut une journee tres tres, voir tres difficile faite de montee infinie sous un ciel brulant avec comme seule horizon une plaine brulee par le soleil (la politique de terre brulee lors de la guerre n’avait pas tellement comme but ultime d’affamer les populations, mais surtout de faire arriver a un point de grande depression)

Maisla journee fut illuminee comme toujours par une rencontre: au fin fond du plus petit village roumain, on s’est fait inviter a dejeuner, puis meme au mariage qui avait lieu le soir meme. Malheureusement le temps pressait et on a du repartir a grand regret.

On a fini par arriver a Tulcea, charmante petite ville roumaine a l’entree du delta au taux de criminalite tellement bas que le policier de service sert de point d’information touriste et vous conduit personnellement a l’hotel. Extase des draps propres et de la douche chaude.

Le lendemain nous voila partie en quete d’un ferry pour faire un tour du delta. Chose qui s’avere apparemment impossible puisqu’ils veulent bien vous conduire, mais pas vous ramener. Finalement on suit un groupe de touristes retraites allemands et negocions avec le capitaine pour nous inclure dans le groupe. Et c’est comme ca que nous avons passe la matinee dans le riche delta, concentration de verdure qui fait tant defaut au reste de la region. Il est dit a raison que c’est le plus beau delta d’Europe: profusion d’oiseaux, de poissons et ramification du fleuve sur une superficie de plusieurs kms carres.

Nous rentrons juste a temps pour sauter dans le train qui nous ramene a Bucarest: 7h pour faire 300km, allez comprendre pourquoi les roumains ne prennent pas le train.

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Beni ati venit a Vama Veche

août 26, 2008

Jeudi matin, Eugenie, Berangere et leurs velos se rendent a la gare pour atteindre la destination ultime du voyage, la mer Noire. Depart difficile etant donne la nuit de fete qui a precede, decouverte des parcs bucarestois by night et deanchements sur la scene techno de la capitale jusqu’au petit matin.

Donc comme d’habitude, petite mission pour aller a la gare avec tout notre barda, mais ca ne faisait que commencer. Sur le quai, nous rencontrons un couple de cyclistes hongrois complement angoisses avant de prendre le train parce qu’ils avaient du payer des extras exorbitants pour leurs velos depuis leur depart de Budapest. Nous les rassurons en leur expliquant qu’il suffit de ne pas comprendre le controleur : jusque la, ils n’avaient jamais insiste. C’etait sans compter que la ligne Bucarest-Constanta doit etre la plus frequentee de toute la Roumanie, que les trains sont les plus neufs et que les controleurs etaient inspectes ce jour-la donc tres soucieux d’accomplir scrupuleusement leur tache. Ils nous ont fait transbahuter nos affaires d’un bout a l’autre du train sous pretexte que nous etions a proximite de la premiere classe apres nous avoir taxe 100 lei pour les velos soit autant que le prix des billets. On etait scandalisees mais on a pas reussi a argmenter a cause de la pauvrete de notre vocabulaire roumain…

Nous arrivons a Mangalia, la mine renfrognee par cet evenement et les 6 heures de train que nous avons du subir pour faire 260km. Le plan est d’aller passer 2 jours a Vama Veche, un village cotier a la frontiere avec la Bulgarie, connu pour etre un haut lieu de rassemblement hippies. Tout le monde nous en parle depuis la Hongrie, on s’est dit que ca devait valoir le detour.

Et effectivement, ca vaut le coup de se deplacer : tout se passe sur la plage du camping aux soirees en passant par une des activites majeures de la place, le farniente. Le reveil au matin ou a midi est un reve: on ouvre la tente sur la mer, l’apero se deroule pendant le lever de lune (si si la lune se leve, on vous assure, on est devenues tres sensible a sa presence puisque depuis 2 semaines nous faisons du camping sans lumiere).

On y a retrouve tout un groupe de peacecorps americains dont on avait deja rencontre l’un des membres a Turnu Severin et grosse surprise, nos hotes bucarestois qu’on avait quitte 2 jours plus tot, dechaines sur la piste de danse.

On vous dit donc que nous etions dans un endroit paradisiaque . N’importe qui serait reste la une semaine pour se remettre de 2 mois de velos et profiter du seul endroit en Roumanie ou les journees sont douces. Eh bien nous non…pourquoi ? parce que nous n’etions pas encore allees a Constanta et parce que le velo, ca nous manquait quand meme un peu. Apres une derniere nuit de fete qui s’est terminee par un magnifique lever de soleil sur la Mer Noire et quelques heures de sommeil sur la plage, nous demontons la tente et renforchons nos velos.

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Le bec dans l’eau

août 19, 2008

Rejouies par la perspective de continuer le periple et d’aller decouvrir le Delta, selon les dires magnifique,  nous montons dans le train pour Corabia. Nous avons le droit a un splendide lever de soleil, dont nous profitons d’une maniere toute differente – confortablement installees – et a quelques gares encore plus improbables que les gares autrichiennes. Le plus souvent il s’agit de la route du village qui traverse la voie ferree, il faut etre un habitue pour savoir a quel wagon se placer pour ne pas atterir dans le champ. La encore on se serait cru au fin fond du Far Ouest !

Arrivee a Caracal de bon matin. Eh oui, evidemment il a encore fallu se lever a l’aube pour prendre le train de 6h. A priori, on pensait que cette ville serait un village un peu plus grand que les autres, mais il s’est avere que non, impossible de trouver un distributeur de billets aux alentours de la gare. N’ayant pas assez d’argent pour payer les billets jusqu’a Constanta, nous achetons les billets jusqu’a Bucarest, ou nous pensons qu’il sera plus aise de tirer de l’argent.

Le train n’est pas plus rapide que le precedent, nous avons le temps de faire connaissance avec une jeune Roumaine, qui nous a gentillement aide dans l’operation d’embarquement-debarquement des velos et bagages, meme si avec le temps, on commence a etre rompues a l’exercice…Nous avons egalement le loisir d’observer une famille de Tziganes, qui a envahi les couloirs. Spectacle assez desolant : jeunes filles enceintes a 14 ans, enfants d’une violence inouie et parents que l’on sent ravages par l’alcool, seule la musique est toujours aussi touchante et authentique.

A la gare de Bucarest, nous nous rendons directement au guichet international pour reserver nos billets de train pour le retour en meme temps que les billets pour Constanta. Il faut extirper les renseignement de la bouche d’une hotesse qui n’a pas souri depuis surement quelques decennies mais nous suffissons avoir les informations que l’on cherchait et par apprendre qu’il est impossible de payer par carte bancaire.

Direction l’automate de la Societe Generale, la banque d’Eugenie et egalement la banque la plus implantee en Roumanie, il y a une agence ou une tour SoGe au coin de chaque rue bucarestoise. Et la surprise, l’automate recalcitrant ne veut pas sortir plus de 150 lei, ce qui represente moins de 50 euros. Il faut preciser que la toute nouvelle carte de Berangere est bloquee depuis Belgrade, pour cause de code erronne (un conseil ne changez jamais de code avant de partir en voyage…). Autre precision: nous sommes dimanche donc pas la peine d’esperer trouver une banque ouverte.

Nous voila donc un dimanche a Bucarest, sans argent ni logement et ne sachant pas pourquoi la banque ne nous aime pas. On vous assure, on se sent vraiment a poil !!!

Heureusement, nous avons des parents prevoyants, qui nous avaient glisse dans la sacoche le numero d’un ami d’un ami a Bucarest, au cas ou. Nous l’appelons donc, mais celui ne rentre a Bucarest qu’a 21h. Tres sympa au telephone, il nous indique que les banques sont ouvertes le lundi.

En attendant nous voila toujours SDF, mais sans nous demontees nous trouvons le seul cybercaffee a la ronde et activons notre reseau couchsurfer. Ils sont tous partis, mais au bord d’une heure nous recevons un message: mon colloc vient de rentrer, vous pouvez prendre ma chambre voici l’adresse. Et oui la generosite des gens n’a pas de borne. Sur un simple coup de fil, ce charmant jeune homme nous ouvre ses portes alors qu’il ne nous connait n’y d’Eve , ni d’Adam. En qqs heures la situation se retourne donc de nouveau, nous revoila loge et l’ami de l’ami nous accompagne le lendemain a la Societe Generale essayer de regler le probleme. Evidemment la globalisation n’est pas assez avance pour que les banquiers ait pu vraiment faire qch. Conclusion l’ami de l’ami nous avance 600euros sur la seule caution de notre bonne foi.

Depuis nous sommes redevenus d’anonymes touristes dans une ville a la poulation encore moins aimable que Paris (on commente pendant des heures le moindre sourire ou amabilite que l’on croise)  Bucarest semble pourtant une ville agreable a vivre et nos nouveaux hotes sont charmants.

Nous repartons apres demain pour Constanta pour la fin de notre periple cycliste avant de revenir 1 jour a Bucarest et nous embarquer pour l’Allemagne.

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En route vers le far est

août 19, 2008

Toutes nos representations preconcues de la Roumanie rurale n’atteingnent pas a la cheville la realite que nous avons traversee, mais reprenons depuis le debut.

Quelques km apres Drobeta Turnu Severin nous commencons a nous aventurer dans la campagne roumaine. Petit choc culturel et surtout temporel lorsque nous nous rendons compte que nous sommes entrees dans le 19e siecle.

La voiture, cad la Dacia se fait rare voire inexistante, remplacee par la carriole a cheval ou ane conduits par des paysans a la mine sombre, au visage tanne et use par des annees de labeur et feutre gris. Ici tout se fait a la main, mais quand on vous dit a la main, on vous parle de champs de mais fauche a la faux, des tournesols a la faucille, le foin ratisse a la main et transporte a dos d’hommes ou d’ane, on vous parle d’eau puise au puits et meme au fin fond du salvador, ils avaient un systeme de remontee d’eau plus elabore.  Nous depassons sur des chemins poussiereux des files de gitans avec toutes leurs possessions entassees dans leurs carrioles recouvertes d’une toile blanche, comme ceux apercus partant vers l’Ouest a la ruee vers l’or. Les locaux a la mine patibulaire nous font accelerer la cadence, ainsi que les hordes de chiens errants, (plus proches du loup que du chien d’ailleurs) essayant de vous attraper le mollet au passage et a peine ralenties par les files d’oies, de moutons, de dindons ou de chevres menees par des petites vielles, ratatinees par l’age et le labeur habille de couleur sombre avec leur fichu sur la tete.

Ce furent 3 jours que l’ont peut qualifier sans exageration de douloureux. Une plaine a perte de vue ecrasee par un soleil a 45deg a vous faire craqueler le sol et battue par un vent brulant. Fou rire au bout du 200e kms On se serait cru dans un remake du Truman show: nous avions vraiment l’impression d’avancer sur un tapis roulant avec un enorme ventilateur de face et toujours les memes images et exactement les memes villages qui se deroulaient a l’infini.

Le premier soir on a atteri dans un camping qui de fait est une fondation cree par un poete contestaire Mircea Dinescu. Il nous a invite a camper dans un endroit des plus serein au bord du Danube avec un coucher de soleil a vous couper le souffle et on s’est joint a la compagnie de photographes qui logeaient a ce moment-la et qui nous ont invite a diner et a leur projection de photos. C’est la qu’on se rend compte de l’abime infini qui separe la societe roumaine.

La deuxieme nuit a ete plus mouvementee. Nous sommes arrivees titubantes de fatigue apres de nouveau quelques 120km, seulement egayees par l’arret dans une epicerie de village ou la tenante, apres qu’on lui ait demande ou nous pourrions acheter de la pasteque, nous l’a offerte ainsi que des pommes et du pain et voulait absolument nous marier a son fils. En effet, la coutume veut encore que l’on se marie a 13-14ans et refusait de nous croire lorsqu’on affirmait avoir plus de 18ans et ne pas etre mariees.

Petite parenthese sur les coutumes roumaines: on etait vendredi 15 aout et chaque villageois va offrir a son voisin, ami ou parent un plateau charge de fruits et patisserie.

Nous arrivons donc au seul camping dans un rayon de 200km en passant un pont en construction. Emotions fortes garanties: le passage sur 3 planches branlantes avec le velo charge. Nous avons ete trompees par le mot camping, qui apparemment en roumain veut aussi dire boite de nuit en plein air. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvees a attendre patiemment (ou pas) la fin de leur fete: 6h du matin. Et oui en effet si le roumain moyen n’a pas de quoi s’acheter un outillage un tout petit peu plus evolue pour cultiver son champ, l’investissement dans la sono la plus puissante du marche semble indispensable.

Nous revoila donc reparties a 8h livides de fatigue et saluant au passage l’enorme taureau aux longues cornes affilees qui, surement attire par le bruit, avait pendant la nuit elu domicile juste devant la tente. Apres qqs km de surplace dus toujours a ce vent brulant de face, nous decidons de changer de tactique. Arret a Corabia apres 70km de souffrance, recueillies par un contact Peace Corps Volunteer dont nous avons active le reseau. Jen nous sauve la vie en nous offrant un toit, une pasteque, une douche et un diner mexicain delicieux en compagnie de ses collegues roumains. Bonne nuit de 5h bien meritee avant de nous aventurer en train jusqu’a Constanta. En effet, la nouvelle strategie est de rallier Constanta par train et de la remonter le delta du Danube jusqu’a Tulcea en esperant qu’il y fasse un peu plus frais et que le paysage soit moins monotone.

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La Roumanie, mise en bouche

août 19, 2008

Le passage de la frontiere s’est deroule sans encombre, le douanier serbe nous a quqnd meme dit qu’il nous aurait fallu un document pour sortir qu’on etait sense recevoir a notre entree en Serbie. Allez lui expliquer qu’au fin fond des montagnes serbes l’autre douanier avait ete tellement estomaque de nous voir passer qu’il en avait oublie son papier.

Des l’approche de la frontiere roumaine on se rend tres vite compte qu’apparemment les filles roumaines sont loin d’etre aussi venutiennes que les serbes. En effet alors que pendant plus d’une semaine on passait completement inapercues sous nos cyclistes et casques, detournes qu’ils etaient par les minishorts des filles, le roumain nous fait passer tout devant de l’interminable file et les douaniers nous font limite une overdose de joie en aprennant que nous sommes francaises.

Arrivee a Drobeta Turnu Severin sans encombre malgre une route tellement defoncee qu’elle n’en portait que le nom, nous errons pendant 10min dans le quartier de nos hotes, adresse incomprehensible a la main. Apres quelques effets infructueux aupres de la population locale qui malgre notre gesticulation devant leur nez s’acharnaient a ne pas nous voir, nous tombons sur 2 mamies adorables, qui nous font le tour et detour de tout le quartier et ameutent une 20aines de badaux pour nous sortir de ce mauvais pas. Moment assez mythique lorsqu’on se retrouve a un carrefour une dizaine de roumains parlant et gesticulant dans tous les sens pour enfin tomber d’accord que personne ne savait ou se situait l’appartemment. Enfin on a fini par arriver chez un couple de Peace Corps volunteer adorable, qui nous ont chouchoute et concocte des petits plats pendant les 2 jours ou nous sommes restees sur place. Le lendemain visite de cette petite bourgade tres mignonne ou statue a la gloire du communisme cotoye sans vergogne statue commemorative aux morts du communisme.

Nous sommes reparties guillerettes mais pas forcement fraiche sous une chaleur de 45 deg (il en faisait deja 28 a 8h du matin)

Apres qqs km nous sommes entrees dans un autre siecle…

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Thanks to Serbia!!!

août 17, 2008

Crazy Serbs!!! We really would like to thank all serbs who really helped us out and offered us few (too few) days of perfect hapiness. Dudes, you have a great and beautiful country and for sure your hospitality shall be praised in the whole world.

Chronogically we want to thank particullarly:

Aljosa who offered his gifted hands and most precious of all his friendship. See you very soon!!

the peasant who stopped us on our way to offer us without saying anything a bunch of peaches, and off he was before we could realize what was going on

Sasha who made us discover Belgrade, Serbias history, Belgrade’s nights and who was still welcoming us after the 3rd failed goodbye. Thanks for saving our bike tour!

Tania and Daniela for the crazy dancing nights. When and where our next party?

the workshopguy, who worked 1h30 hour on Eugenie’s bike and threatend to take the wheel into custody if we dared to pay him and who gave us furthermore his number so he could called a friend of his if we had some mechanical problems on our way out of Serbia.

Ceda for his warm welcome and to his friend, whom Ceda woke up on a sunday morning to fix our bikes. Thanks guys we passed the Carpathians!

all caring serbs mothers, who could not look at us without coming with a bunch of food in case we were starving to death. We think of getting back just to take some lessons from your “cuisine’

all serbs who invited us over for dinner, who stopped us on the road to offer us a bier or a coffee

all serbs who waved at us, smiled at us and just maked us feel so welcomed!!!

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Crazy Serbs!!!!

août 16, 2008

On a pas vraiment compris pourquoi Alijosa notre hote de Novi Sad voulait nous faire traduire cette phrase en francais apres a peine qqs heures, maintenant on comprend beaucoup mieux ce slogan serbe.

Notre sortie de Belgrade fut un peu compromise par une pluie diluvienne accompagnee par un orage tropical. En filles sages et avisees et surtout apres l’episode hongrois, on s’est dit qu’il fallait beaucoup mieux aller festoyer avec les serbes dans un bar de Belgrade avec Tania et Daniela, deux jeunes serbes rencontrees sur la piste de danse la veille et qui nous on fait passer 2 soirees extraordinaires. Merci les filles!!!!

Le deluge etait sensee s’arreter dans la matinee, nous voila donc parties en tout debut d’apres-midi fieres comme d’artaban, pour revenir depitees apres qqs minutes. En effet un rideau de pluie s’est abattu des que nous avons montre le bout de notre casque. Qu’importe nous retentons l’experience une heure plus tard, le ciel s’est calme, mais ne voila-t-il pas que Bobby la Pointe (pour les neophythes il s’agit du fier d’estrier d’Eugenie) le bien nomme s’encastre dans un poteau a a peine 5km de notre depart. Plus de mal a Bobby qu’a Eugenie, mais il ne pouvait plus avancer avec sa roue pliee en 2. Derechef on appelle en pleurnichant notre hote qui vient nous recuperer pour faire les magasins de Belgrade et trouver 1 nouvelle roue. Chose apparemment impossible. Finalement on a fini par trouver une toute petite boutique dans une rue tortueuse. Rien ne demonte un reparateur serbe. Il a regarde la roue d’un air dubitatif et l’a repare en montant dessus et appuyant dessus avec ses pieds. Completement bluffant, quand on vous dit que la mecanique c’est de l’art! Finalement il voulait qand meme changer la roue, mais on vous dit chose impossible. Il a passe 1h a farfouiller autour de ma roue. Et au bout de 2 heures, impossible de lui faire accepter un paiement! Notre hote serbe a essayer de negocier, on voulait meme lui faire accepeter l’argent de force, mais il a menacer de garder la roue si on le payait! Et en plus de cela, il nous a donne sa carte pour qu’on l’appelle si on avait d’autres problemes pour qu’il nous envoie chez un de ses potes. Crazy serbs!

C’etait pas tout mais on avait encore 70km a faire. Arrivee chez notre hote a Smederevo, charmante bourgade, a la nuit tombee. Le lendemain visite de la forteresse et surtout notre hote, qui etait ingenieur mecanicien a reveille un de ses copains et a 2 ils nous on remis nos velo d’aplomb (en effet Bobby souffrait encore de graves sequelles de son accident) Crazy serbs!

Le lendemain on arrive avant la nuit au lac d’argent. Un enchanetement au crepuscule des bergeres gardants leur moutons, la faune se reveillant apres la chaleur ecrasant de l’apres-midi et un soleil rougeatre sur un Danube calme et majesteux et decidement bien bleu. Rien que pour cet instant, les qqs 1000km valaient le coup. On a installe la tente dans le camping sauvage officiel a cote d’une famille serbe. La mere, a peine nous nous etions installees, debarque avec une brouettee de nourriture au cas ou nous etions en train de mourir de faim. Tres inquiete, elle va jusqu’a nous expliquer comment faire un oeuf sur le plat. En revanche elle a omis de nous dire que le club cache de l’autre cote du lac venait d’investir dans la sono la plus forte du marche, ainsi que dans une collection de folk serbe la plus inecoutable qu’il soit. Conclusion on a bien mange, mais nuit blanche tres tres longue, certains diraient meme trop longue.

La journee du lendemain a conduit nos pas ou plutot nos roues vers la plus jolie region de Serbie. Le Danube se retrecit peu a peu pour passer entre les Carpates. Un peu dure pour les jambes, mais tellement beau!!

A midi bien sur on se fait offrir des croissants par un serbe organisateur d’une viree en kayac pour allemands et autrichiens, devons refuser le cafe offert par le gardien du musee d’a cote et le soir retrouvons une partie des kyaqueurs sur la place du village ou nous voulions passer la nuit. Ils nous invitent a les rejoindre et a partager leur diner. Soiree folklorique entre spectacle de danse traditionnelle et match de foot entre jeunes en delire a chaque point marque.

Nuit un peu plus calme. Nous repartons le lendemain pour la partie la plus epoustouflante du voyage, le passage des gorges : quelques montees franchies sans trop de difficultes nous ont permis d’avoir des vues a vous couper le souffle sur le fleuve se frayant un chemin entre les montagnes. Nous nous sommes delectees de chaque kms, a vous de juger sur les photos !

Passage de la frontiere roumaine sur un barrage que l’on appelle les Portes de Fer :beau nom pour une installation industrielle sovietique jonche de paquet de cigarette, preuve d’un trafic officieux mais pas tant que ca quand meme.

La Roumanie, c’est encore autre chose, un autre monde dont on vous parlera dans le prochain article. A bientot !

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La dolce vita

août 8, 2008

Nous sommes donc arrivees a Belgrade apres une petite etape de 95km, une baignade sur une plage serbe dans la plus belle definition du terme, decharge publique, blondes longilignes et aux arguments frappants, males bodybuildes defilants en rond devant elles et se lancant avec puissance a l’eau et gamins ultra violents jouant a se noyer pour de vrai. Une vraie etude sociologique s’imposait.

Notre hote de Belgrade nous accueille au bord du Danube, nous emmene nous desalterer dans un bar au bord de l’eau avec les poules qui vous picorent les pieds et nous montre Belgrade by night. Il nous offre aussi une grande lecon de vie et d’histoire. En effet il est kosovar, a fui le regime de Milosevic, connu les bombardements a Sarajevo et arrive encore a avoir un regard non cynique sur le monde. Grace a lui on arrive enfin un peu a demeler les noeuds politique de la poudriere des Balkans.

3 jours a Belgrade ou nous nous ajustons assez bien au mode de vie, balades et plage la journee, notamment au lac artificiel cree par le heros local Tito et decouverte de la vie nocturne belgradoise. Adaptation qui nous a valu a plusieurs reprises l’exclamation “Mais vous etes aussi cool que des Serbes”, ce qui apparemment vaut le plus beau des compliments. Donc voila on va d’Ice coffee en rakia et de rencontres en rencontres. Meme notre hote semble epoustoufle par notre capacite a drainer des gens sympas.

Belgrade est fascinante: un patchwork de tout ce que vous pouvez trouver sur terre et dans une ville. Non seulement les styles architecturaux les plus phantasistes se cotoient, mais vous pourrez egalement franchir une zone d’industrie lourde avant de parvenir au quartier le plus branche de Belgrade. Nous avons toujours pas saisi l’organisation urbaine, autoroute au milieu de la ville, trams qui s’accrochent tant bien que mal a une falaise qui donne sur un ruisseau pour vous ammener  au centre, arrets au milieu des embranchements d’autoroute ou au milieu de la voie de chemins de fer entre une usine siderrurgique et un hippodrome. Corbusier n’est jamais passe par la.

Nous repartons demain pour le franchissement des Carpates, qui, on vous le rappelle, ont arrete jusqu’a l’invasion romaine. Hors de question qu’il en soit de meme pour nous!

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Encore 138km qui valaient le coup

août 4, 2008

Selon la carte donc nous avions fait le plus dur, il devait rester qqs petites montees, mais rien de quoi arreter une Eugenie et une Berangere. Apres une pause raparatrice sous un pont (oui la on est tombee comme des mouches au premier coin a l’ombre lorsqu’on a apercu au loin la 22e montee a 9% de la matinee) Maitrisee avec beaucoup de courage la montee nous ammene a la frontiere serbe, nous passons devant la douane croate sans aucun probleme, puis apres 2kms de montee a !0deg et de no mans land surchauffe nous arrivons en vue du poste de douane serbe (nous nous etions meme a nous demander si la Serbie n’etait pas un pays mythique dont on parle aux petits enfants pour leur faire peur). Mais non en haut de la montee un gentl policier serbe nous prend en charge, nous fait patienter un bon moment le temps de reapprendre notre passeport par coeur et nous poser toutes les questions qui lui passent par la tete. Vous auriez du voir sa tete quand il appris qu’on allait jusqu’a Belgrade (nous n’avons pas ose lui communiquer le but final de notre voyage). Il nous a gentiment signale qu’il faisait tres chaud comme si on avait pas deja sue sang et eaux depuis le debut de la journee et qu’on ferait mieux d’aller sur la cote, boire de la vodka et faire la fete. Nous l’avons gentiment remercie de son conseil et nous sommes remis en route pour les 40 derniers kms les plus longs de l’histoire des montagnes a velo. La Serbie est encore un tout autre univers poules et vaches sur les terrains de foot, voitures d’un autre millenaire, decharges et cimetieres d’animaux sur le bas cotes, musique folkorique et fete de villages tous les 10km. Kusturica ne nous ment pas!

Accueil triomphant en Serbie! On s’est fait klaxonner en signe de bienvenue par toutes les voitures de passage, les gens nous faisaient des grands signes de main en hurlant “hello” et les femmes se retournaient dans les voitures pour nous envoyer des baisers de la main.

On est arrivees epuisees, mais tellement heureuses en vue de Novi Sad (pas evident les panneaux indicateurs en cyrilique lorsque votre carte est en alphabet latin) Derniere montee sur 3km qui nous a valu une vue sur Novi Sad au couher du soleil.

A peine le pied pose par terre sur la place principale que notre hote serbe nous accueille avec un sourire jusqu’aux oreilles. Devant sa bouille d’ange nous oublions nos douleurs surtout lorsque nous apprenons qu’il est physiotherapeute et qu’en 3 mouvements, 3 massages il nous remet d’aplomb. Cycliste emerite, il nous a abreuve de conseils de sante, dietetique, nous a fait passer un interrogatoire serre sur les medicaments qu’on avait emportes et nous prepare un bon repas. Ce meme soir nous revoila a grimper d’un pas alerte en haut de la citadelle pour passer la soiree a admirer Novi Sad et parler philosophie et politique avec notre ange gardien.

Le lendemain, journee repos a base de repas copieux, balades et baignades dans le Danube. La plage fut un grand moment culturel: une foire slave comme vous pouvez seulement en rever. Barbeque sur la plage, gamins tout nus courants partout en hurlant, Serbes bodybuildes defilants devant des blondes au corps parfait, le tout sur une plage vaseuse et au son d’une stereo improvisee. Depaysant.

Autre fait culturel, la Serbie ne fonctionne que par la transgression de regles, plus de 15% de la population active qui travaille est payee au noir, les examens et diplomes s’achetent et lorsqu’ils nous racontent leur vie quotidienne le mot illegal apparait tous les 2 mots. Edifiant on vous dit, edifiant.

Apres notre ration de rakia, alcohol local, en l’occurence fait maison par le Papa de notre hote, nous partons a la decouverte de la vile ou nous retrouvons notre ami allemand, qu’on avit pas pu voir la veille puisqu’il nous avait prevenu ‘qu’il s’etait trompe de chemin’. Il nous a avouer par la suite qu’il n’avait pas pu arriver a l’heure.

Soiree mythique et surrealiste entre un Serbe, detestant son pays et essayant de nous faire comprendre les subtilite des differentes ethnies de l’ex-yougoslavie et un allemand a l’humour devastateur et jeuniste. Conclusion de la soiree: d’apres notre ami allemand apres un nombre incalculable de filles aux jambes interminables et shorts les plus courts les uns que les autres, le probleme de la Serbie ne sont pas politiques, mais lies a la constitutions de la gente feminine, qui leur echauffe le sang.

Autre conclusion de la soiree: nous restons tous les 3 une journee de plus a Novi Sad.