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Petite lecon de geographie croate

août 4, 2008

La fontiere croate se trouvant a 8km de Mohacs, c”est de bon matin que nous nous presentons devant les douaniers. Il faut savoir qu’on ne rentre pas comme ca en Croatie, il faut montrer pate blanche, les automobilistes se voient contraints de vider entierement leur voiture et les cyclistes doivent patienter un bon moment que le douanier puisse verifier sur tous les fichiers du monde que notre passeport est valide. C’est la qu’on voit que l’Europe c’est pratique, c’etait la premiere fois qu’on a du sortir nos passeports.

Il est extremement frappant de constater a quel point le paysage et l’atmosphere changent d’un pays a l’autre. La Croatie est beaucoup plus valonnee, nous nous retrouvons face a nos premieres cotes (dur dur dur avec les bagages et la chaleur, a raison d’une barre energetique a la fin de chaque cote, on a epuise notre stock en 3 jours). Il est plus aisee de trouver son chemin qu’en Hongrie, les petits panneaux indicateurs de la route du Danube refont leur apparition : les Croates ont bien compris qu’ils pouvaient profiter de la manne touristique. Au moindre lac, a la moindre foret, ils proposent une halte ou un circuit.

Notre premiere etape dans ce pays etait relativement petite, 70km jusqu’a Osijek, reputee comme ayant ete la ville la plus verte de toute l’ex-Yougoslavie. Nous sommes accueillies par une famille d’expatries americains, qui travaillent pour une organisation chretienne avec les etudiants de la ville. Ca fait du bien de retrouver un peu la vie de famille ! La conversation fut tres enrichissante, c’etait interessant d’apprendre sur la culture croate a travers les yeux d’Americains. Le mari etant photographe, on a egalement passe une bonne partie de la soiree a parler appareils photo du debut du siecle et a regarder ses cliches. Petite balade dans la ville avant de se coucher, tres agreable, vivante et plutot bien reconstruite apres les destructions dues a la guerre.

Depart tres matinal le lendemain car nous avons une journee difficle devant nous ; 130km jusqu’a Novi Sad dans la chaleur et avec quelques cotes selon le guide. Nous rencontrons notre charmant ami allemand sur le chemin, qui nous donne rendez vous a 9h le soir a Novi Sad.

A 10h, apres 50km, nous sommes a Vukovar, une ville qui porte encore les stigmates de la guerre, impacts de balles sur les murs et encore beaucoup de batiment effondres, Petite pause pour reprendre des forces avant les 40 prochains km qui d’apres la cartes sont une succession de montees et de descentes. C’etait peu dire, le guide avait oublie de mentionner que meme sur les parties relativement plates les Croates s’amusent a faire des routes en dos d’ane sur des km…il nous faut 4h pour arriver jusqu’a Ilok, le dernier village avant la frontiere serbe, qu’on a cru jamais pouvoir atteindre. C’est dans ce village qu’une nouvelle expression est nee : “rappelle toi Ilok”, a usiter quand l’objectif a atteindre demande beaucoup beaucoup d’efforts. Apres Ilok, nous faisons notre entree en Serbie, mais ceci est encore une autre histoire…

Une des morales de ces 2 jours en Croatie tient en quelques mots : la Croatie ce n’est pas plat.

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La Hongrie, tout un poeme

août 4, 2008

Depart de Budapest un peu tardif vu qu’on a du faire ressortir toutes nos connaissances de mecanique pour changer la chambre a air de velo de Berangere (le pauvre n’a toujours pas recu d’identite propre). La sortie de la ville a ete un peu penible entre camions, routes defoncees et absence totale d’indications. Il est interessant de noter que les Hongrois ont tellement peur de connaitre la disette qu’ils indiquent sur chaque poteau, en revanche de panneau indicateur point. Mais au moins on risque pas de mourir de faim.

Puis apres etre sorties de l’aglomeration et etre arrive en vue de la campagne et donc de la paix, calme et tranquillite, la route soudain se transforme en chemin de terre. Apres renseignement pris aupres d’autochtnones edentes nous nous engageons sur cette voie, rassurees par le passage d’une camionnette qui nous depasse fierement pour se retrouver coince dans le lit de boue qqs metres plus loin. Ah la boue hongroise… Sans nous demonter nous nous engouffrons dans les champs de mais pour debarquer de l’autre cote completement perdues.

Enfin nous retrouvons notre chemin et les villages s’enchainent et se ressemblent: Paysans sur carrioles de chevaux rentrant du labour pour dejeuner ou dans des champs en train de faucher a la main ou encore en train de rentrer le mais a dos d’hommes (c’est fou la montagne de mais qu’on peut transporter en une seule fois). Le contraste avec Budapest que nous avons quittes qqs heures plus tot est saississant!

Sortie de nulle part au bout d’une route de campagne tellement defoncee qu’elle a reussi a creer un bouchon (et au vu du nombre de voitures a l’heure ceci est un miracle) nous trouvons le lieu de villegiature prefere des hongrois. Une petite plage et les bords du danube envahis par un camping sauvage. Nous en profitons pour nous jeter dans le Danube et le rechauffer par nos corps brulant. Il faut savoir que le dicton “Apres la pluie le beau temps” est tout a fait verifie et qu’en Europe de l’est cela signifie 33deg a 20h30. On veut meme pas savoir combien il fait a midi en plein soleil, mais les saunas suedois n’ont qu’a bien se tenir.

Un peu plus loin sur une route deserte a une intersection qui nous laisse perplexe, ne voila t-il pas qu’apparait au lon un cycliste charge comme nous, bien sur allemand et blond il nous indiqiue la route a prendre et nous faisons un bout de chemin ensemble. Garcon charmant qu’au bout de 20km nous avons laisse devant une biere dans un cafe hongrois essayant de se remettre de ses emotions. Et voila ca vous fait tous la nique, oh vous combien nombreux qui nous avait moque et raille. Oui nous l’avosn laisse sur bord de route. Et le fait d’apprendre que notre etape du lendemain etait son etape du surlendemain l’a laisse pantois. Ragaillardies dans notre ego, nous faisons une entree triomphante a Harta apres 128km de canicule. Notre ami couchsurfeur vient nous chercher au son d’un concert de petarades et d’acrobaties diverses sur sa moto cross. Apres une entree en matiere qui nous a laisse qqs peu dubitatives, le garcon s’avere etre le plus garnd nounours de la terre. Comme il travaille tres tot le matin, pour pas nous deranger, il a emprunte la maison de vacances d’un de ces amis au bord du danube a l’ombre de grands hetres. On s’est retrouve dans un remake hongrois de boucle d’or. En poussant la porte les lits douillets etaent prepares avec amour et la table mise jusqu’a la petite serviette a fleur. Apres un douche bien meritee et un copieux repas, nous revoila reparties pour le sightseeing local: Biergarten pres du Danube ou nous faisons la connaissance de toute la famille au complet (ils etaient 20) et des bieres locales, le local du club de motards du villages, poster de filles nues sur moto compris au programme et la vue nocturne sur le plus beau lac de la region. Il faudra revenir pour qu’on n’ait un avis plus arete sur la question.

Le lendemain reveil assez matinal pour partir avant les 40deg de 10h. Erreur de calcul, on avait oublie de prendre en compte le poulet entier qu’on a du manger au petit dej. Mais au moins cette fois il n’etait pas accompagne de vodka.

Journee chaude, voire tres tres chaude, au moins maintenant on sait dire eau dans tous les patois de tous les villages hongrois. A noter que la rumeur francaise comme quoi l’allemand est un langue seulement parle par les allemand et a la riguer les autrichiens est totalement mais alors totalement fausse puisque nous communiqons entierement en allemand, langue que la population locale maitrise tres bien (meme les plus jeunes).

Arrivees juste a temps pour le dernier ferry de Mohacs (les ponts sont tres tres rares voir quasiment absents), notre hote s’echappe de son diner d’affaire pour nous laisser les cles de son appart. En l’attendant et propres comme un sous neuf, nous faisons le tour de la ville, c’est a dire que nous arpentons l’unique rue qui constitue Mohacs, charmante par ailleurs. Et la nous tombons nez a nez avec notre ami cycliste allemand qui stimule par notre exemple edifiant a revu son plan (extraordiaire pour un allemand. Selon ses propres dires changer un plan est un signe de faiblesse pour les allemands) et depuis lors est notre compagnon de beuverie de tous les soirs.

Nous finissons par retrouver nos hotes, 2 expatries croates anti-serbes au possible. Il a fallu avouer tres contrites que nous ne connaissions rien a la guerre en ex-yougoslavie et que leurs conflits d’ethnies nous etaient completement impenetrables. Allez comprendre apres que la moitie de la population est anti-Europe, on arrive meme pas de loin a approcher a la comprehension de leurs problemes.

Le lendemain depart 8h et passage de la frontiere croate quelques km plus loin. Autre pays, autre monde.

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Pour vous faire patienter…

août 3, 2008

…de nouvelles photos dans la categorie “Voyage en images’. Prochain article lorsque nous serons a Belgrade dans quelques jours. A bientot !

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Budapest, mon amour

juillet 29, 2008

Non contentes d’arriver apres les joies de la foret tropicale nous respirons en bonnes filles de la ville d’abord un grand coup en arrivant. Enfin une ville digne de ce nom, bruyante, peuplee et vivante.

Budapest est un vrai bijou et nous en sommes toutes les deux tombees amoureuse. Mais commencons par le commencement. Apres donc 5h de refuge dans le Mc Do de notre coeur nous nous dirigeons d’un pas boueux mais allegre vers chez nos amis Zsofi, Iszka et leur chien Dodo. Accueil royal comme partout, ils nous sautent litteralement au cou. Soiree hongroise delicieuse qui nous remet illico d’aplomb pour le reste de la semaine.

Ces 3 jours nous ont servi a ecumer Buda et Pest, apprendre par coeur a genealogie des rois et constater que les hongrois sont vraiment un peuple saint au vu du nombre de beatifications hongroises. Il nous a pas fallu plus de temps pour nous rendre compte que le hongrois est une des plus belle langue du monde et  que c’est un des peuples de la terre les plus epicurien, accueillant et detendu.

Le jeudi soir nous avons rencontre Zoltan, qui nous a accueilli chez lui pendant ces 3 jours, nous a offert une hospitalite debordante a coups de fringes et de palenkas (mais pas au petit dej cette fois-ci ;) ). Pour les amateurs de soirees arosees, le fringe consiste a melanger du vin avec de l’eau gazeuse, qui vous monte a la tete tres rapidement. Et le palenka est une liqueur de fruit qui se boit exclusivement par coup de 5 shots enchaines lors de la tournee de tous les bars underground de Budapest. Ils ont aussi une autre specialite locale, l’unicum, qui se boit lors du shot final : c’est une fermentation d’herbes qui soit vous remet d’aplomb soit vous acheve pour le reste de la soiree.

Mais ne vous inquietez pas, nous n’avons pas fait que decouvrir les boissons typiques, nous connaissons desormais l’histoire hongroise de l’invasion magyare a la chute du bloc communiste en passant par toutes les dates et statistiques existantes. Et afin de nous remettre de ces emotions, il a fallu passer par le traditionnel bain turc. Un vrai moment de bonheur, qui nous a fait oublier mal de fesses, boue et sueur…on en revait depuis de nombreux km !

La ville et ses habitants nous ont tellement charmees que nous avons accepte la proposition de Zsofi de rester une nuit donc une journee de plus. Une derniere balade nous a permis d’apprecier encore une fois les charmes de cette ville, multiple, calme et hospilaliere. Difficile de resumer les 6 jours que nous avons passes ici, decidemment il nous faudra revenir !

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Bains de boue a la Hongroise

juillet 27, 2008

La maman slovaque est tenace : voyant le moment fatidique du depart arriver, elle intensifie le gavage, sous pretexte que nous avons besoin de forces pour repartir. Ainsi, le matin du notre depart a Esztergom, nous avons eu le droit au petit dej a 9h30 (servi avec du vin, parce que nous sommes francais bien sur), suivi a 10h30 par la soupe puis par un plat a 11h parce qu’il faut absolument que l’on goute…c’est l’estomac leste, et l’oesophage encore encombre que nous repartons sur nos velos apres une seance d’adieux dechirants. Boris a fait quelques cliches de nous et notre chargement mais ce que nous avons decouvert apres c’est qu’il a aussi reussi a nous prendre poussant nos velos sur la premiere colline a la sortie du village car avec ce qu’on venait d’avaler, les deux grimpeuses que nous sommes etaient un peu dimunuees…nous avons recu les photos par mail accompagnees d’un mot tres gentil…

Les 50km jusqu’a Esztergom nous ont permis de digerer les plats de la veille et c’est un chouia plus legeres que nous traversons la frontiere Hongrie-Slovaquie, pour entrer dans la ville qu’on appelle “la Rome hongroise”. Il faut dire qu’a part une basilique qui vaut pas mal le detour, deja simplement parce qu’elle n’est pas baroque, et quelques eglises, la ville ne semble avoir vecu que parce qu’elle a ete un centre spirituel tres important. Aujourd’hui, c’est plus une ville musee, ma foi tres mignonne avec ses airs de ville neocoloniale de part ses maisons basses peintes de couleurs vives.

Qui dit ville touristique, dit camping 3 etoiles au prix exorbitant pour avoir l’autorisation de planter sa tente pour la nuit. Nous cherchons donc un autre endroit et finissons par elire domicile dans la foret en bordure de la ville, au bout d’un chemin boueux, presque impraticable (on s’est dit qu’on serait plus tranquille). Nous plantons la tente dans un petit trou au milieu dea arbres et des collines de boue qui nous dissimulent tres bien. Soiree camping classique, tambouille rechaud et couchee tot, tout ce qu’il faut pour faire une bonne etape le lendemain.

Les choses se gatent pendant la nuit car contrairement aux idees recues, l’ete en Europe de l’est n’est pas si chaud et ensoleille que ca. En plein milieu de la nuit, il commence a pleuvoir des trombes, Certes pas dans la tente car nous avions appris des orages autrichiens sauf que ca continue le lendemain matin sans signe d’acalmie. Petit rappel, nous sommes en pleine foret au milieu de la boue. Apres quelques heures, par crainte d’etre submergees, nous organisons une expedition pour nous sortir de la ; deterrage des velos aue nous avions caches sous des branchages, demontage expresse de la tente, chargement des velos dans la boue. Le chemin n’est plus qu’un torrent de boue. Apres pas mal de galeres, nous finissons par arriver a la gare d’Esztergom completement trempees, boueuses, frigorifiees…

Apres une heure de train qui nous paraissent le paradis, nous arrivons a Budapest sous une pluie encore interrompue et cherchons un endroit sec et chaud pour nous poser. Comme toujours, Mr Mc Do est la pour nous sauver. Une fois encore, on l’a beaucoup beaucoup aime !!

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Le voyage en images

juillet 21, 2008

Ca y est les photos sont arrivees : il vous suffit d’aller cliquer dans la categorie nommee comme ci-dessus dans la colonne droite.

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141km qui valaient le coup!

juillet 21, 2008

Nous voyons a vos mines ahuries que vous tremblez dans vos cuisses de cet exploit, mais oui le guide disait 106, ce sera 141km que nous pedalerons en ce chaud dimanche slovaque, dont 20km sur une piste de graviers. Nous avons finalement opte pour les herbes folles du bas cotes qui etaient bien plus faciles a pedaler.

Pause dejeuner prevue a Travnik pres d’un lac conseille dans le guide pour ses baignades rafraichissantes, lac qui s’est avere etre un bassin industriel entoure de barbeles rouilles. Une parodie de “Borat” On a meme retrouve les slovaques moustachus edentes acoudes au comptoir d’un bunker sovietique reconverti en bar du village. Depaysant on vous dit l’Europe. Mais au bout de 91km la sieste sous les peupliers etaient plus que bienvenue.

Nous arrivons enfin en vue de notre destination. Nous arretons 2 motards pour demander notre chemin. Ceux ci bien sur ne parlent pas un mot d’anglais, mais grace au langage des signes universel nous devenons tres vite meilleurs amis. Photos en temoignage.

Enfin dans les Petites Carpates nous arrivons a destination. Le seul Adonis de tout le pays nous accueille les bras ouverts. Devant tant de gentillesse et de prevenance nous decidons d’un coup d’oeil d’accepter sa proposition de rester 1 jour de plus. Vraiment photo a l’appui nous vous promettons que nous n’avions pas d’autre choix.

Depuis 1 jour sa mere nous nourrit de force, a croire qu’il faut absolument qu’on finisse toutes les reserves emmagasinees pour la guerre et on vous le repete la gastronomie slovaque est riche, tres riche! C’est ainsi que petites Berangere et Eugenie se retrouvent reveillees par Maman slovaque a 9h du matin attablees devant un petit-dejeuner gargantuesque (on en etait encore a digerer l’entree du repas de la veille) et bien sur comme tous les repas celui la aussi commence par le traditionnel shot de vodka qu’il faut avaler d’un coup sans tousser et en lancant tres fort “Na zdravie” Promis c’est pas evident au reveil, mais ca a le merite de vous reveiller d’un coup.

On a donc passe la journee en discussions avec dieu slovaque, Maman, Papa et Grand-mere slovaque, a visiter les alentours du village, la maison de la grand mere ou ils vivaient tous il y a encore peu (toute la famille dormait dans la meme petite chambre) et a gouter tous les mets et boissons alcoolisees nationaux.

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La Slovaque est decourageante !

juillet 21, 2008

Sorties de Vienne par le Prater, magnifique parc qui vous donne l’impression d’etre au coeur de la plus belle campagne (toujours ordonnee et entretenue bien sur), nous nous engageons sur la plus longue digue du monde: 40km tout droit, un petit chemin qui s’etend a perte de vue. la seule distraction au long de ces longs km fut un gentil autrichien (toujours habille en cycliste jaune, on vous rappelle la tenue nationale) qui voyant notre chargement a voulu en savoir un peu plus et au bout de qqs km de discussion nous a invite chez lui en patois (appermment pire que Josef me susurre-t-on a l’oreillette). Pause dejeuner a Hainburg, avant-poste moyennageux de l’empire austro-hongrois, aujourd’hui seulement peuple de kekes bicolores.

Petite digression et avertissement capillaire: NE FOUS FAITES JAMAIS COIFFER PAR UN AUTRICHIEN! Il faut savoir que la grande mode du moment est la bicolorite. Qu’entendons nous par ce mot bizarre sortie d’un autre univers? L’autrichien moyen aime la vie et la couleur et l’exprime tres largement en colorant ses cheveux de 2 couleurs differentes si possible qui jurent totalement entre elles. Exemple: Si vous aimez le rouge, vous l’allirez forcement avec du rose petant, si vous tendez vers le bleu elctriaue, le reste sera forcement vert cannabis etc… Grace a cela l’autrichien se repere tres facilement en Slovaquie (ca et les marques du cycliste qu’il aborde fierement)

Passage de la frontiere la plus visible qu’il soit: des champs verdoyant autrichiens aux cheminees et barres a l’architecture sovietique. D’ailleurs c’est grace a la piste longeant l’autoroute que nous faisons une entree triomphale et remarquee a Bratislava. Visiblement la combinaison cycliste et casque semble plus inusitee.

87km pedales haut la main.

Nous trouvons une residence U a l’oree de la ville, ancien batiment respirant la gloire passee sovietique. A une epoque il a du heberge l’elite intellectuelle de la Tchequoslovaquie, maintenant radiateurs demontes, tags, decrepitude et autocollants en tout genre ont eu raison de sa grandeur. Nous arrivons a nous inscrire pour les 2 nuits et lorsque nous demandons ou nous pourrions attacher les velos sans que cela n’occasionne trop de derangement,nous croyons comprendre que la gentille dame nous propose de les monter au premier, dans notre chambre. Apres maintes repetitions nous comprennons avoir bien saisi la gestuelle, nous voici donc portant les velos a dos d’homme a travers escaliers et couloirs vers la plus gentille garconniere qu’il soit, barre de musculation et posters de femmes pulpeuses et a la pose suggestive compris.

La ville en elle meme est divisee en 2. Pressburg aux allures charmantes et rues pietonnes et la nouvelle ville tres….sovietique. Le contraste est saissant et extremement instructif. En une matinee nous avons fait le tour culturellement et nous sommes fait un grand ami dans la personne d’un gentil moustachu a l’entree d’un palais au point d’information qui nous a donne les rudiments de slovaque.

A court de culture et parce que tout de meme le velo nous manque nous decidons d’aller faire un tour et tombons nez a nez sur la version slovaque du Paris plage. Fin d’apres-midi charmante a observer la population locale et le coucher de soleil sur Bratislava.

Vous vous demandez toujours pourquoi ce titre. Et bien oui mesdemoiselles, mesdames et surtout messieurs, le mythe est vrai! La slovaque fait en moyenne 1m70, a des jambes de gazelle et une poitrine florissante. Le pire c’est qu’avec ce corps meme le vulgaire passe et c’est dire si nous avons vu des elements propice a ce jugement. Par ailleurs la nourriture extrement riche, nourissante a base de porc, pommes de terre, creme, lard et fromage nous fait douter tres tres tres fortement de la justice dans ce bas monde! Surtout quand elles se baladent en plus avec une enorme glace a la main.

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Vienne et notre ami Fischer von Erlach

juillet 21, 2008

Qui est donc Fischer von Erlach ? C’est l’architecte autrichien qui a “baroquise’ toutes les eglises et palais de Vienne, a grand renfort de marbre rose et de statues. Et quand il est mort avant d’avoir fini son oeuvre, c’est son fils qui a pris la releve. Mais Vienne a milles charmes, a commencer par ses viennois. Nous avons accueilli par Eva et Alois qui se sont mis en 4 pour nous rendre le sejour le plus agreable possible : Topfenknodel et Kaiserschmarn compris, un vrai regal !

Au programme, visite de la ville, l’incontournable Schonbrunn et sa Sissi a vous faire palir une guepe, des eglises, toujours des eglises et la plus incroyable des bibliotheques tapissee de livres anciens du sol au plafond auxquels on accede avec des echelles comme au bon vieux temps.

Patriotes dans l’ame, nous avons tente de feter dignement notre fete nationale a l’ambassade francaise. Nous nous rendons a l’adresse indiquee pour nous retrouver devant une porte close, meme pas de plaque indiquant l’ambassade, un simple drapeau sur le batiment pour nous faire persister et finalement denicher un petit bureau au fond d’un couloir mal eclaire. Un peu chiche comme ambassade. Sans nous decourager, nous partons a la recherche d’Internet pour trouver une adresse de vraie ambassade ou du consulat ou quelque chose qui y ressemble. A Vienne, le meilleur moyen d’avoir acces a Internet est d’aller au mc do, c’est genial, ils sont tous equipes, l’acces est gratuit, ils ont meme la tele. Au mcdo, les ordis sont tous monopolises : il ya une hongroise qui raconte sa vie au monde entier sur gmail, un geek asiatique et un vieux pervers qui regarde la page erotique de Krone, un grand quotidien autrichien, en plein milieu du mcdo. Nous misons des le depart sur lui, nous disant qu au bout d un moment il allait etre gene ou se dire que d’autres ont mieux a faire. Mais non notre bonhomme fait defiler toutes les photos de filles nues et moches qu’il peut trouver et nous lance un regard excede lorsqu on lui demande si on peut regarder 2 min une adresse. Vienne, ville de la concupiscence.

Nous avons ete rejointes mardi soir par la jolie Marielle qui a peine arrivee, nous a emmene dans les endroits underground de la ville . Nous nous sommes retrouvees au Flex, une boite sur le quai du Danube apparemment renommee sur la scene electro. La programmation ce soir la etait intitulee ‘London calling’, ce qui dans les faits etait un melange de rock-electro pour ados, qui par ailleurs constituaient la majeure partie du public. Il est a noter que les jeunes viennoises vont en boite avec une couronne de Sissi sur la tete, nous n’avons pas reussi a trouver pourquoi.

Vienne fut aussi une aventure gastronomique. Nous avons commence par le traditionnel cafe viennois dans on ne peut plus traditionnel cafe Hawelka, pour continuer avec un Apfelstrudel et la Sachertorte. Pour ce qui est du sale, nous avons egalement teste la Leberknoedelsuppe et la Frittatensuppe.

Derniere soiree a Vienne avant de repartir sur la route en direction de Bratislava. C’est nourries de culture, de rencontres et de specialites autrichiennes que nous repartons, reposees et fringuantes.

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Jaune veut pas toujours dire soleil

juillet 15, 2008

Le lendemain matin fraîches et disposes dans un matin radieux qui a fait sécher la tente en moins de 3h, nous nous élancons à l’assaut de Vienne!

Première ètape: arriver à Tulln, même topo que la journée précedente, nous avons douté de son existence au long de 52 longs voir très très longs km.

Après la canicule, l’orage et la pluie nous avons fait connaissance avec le vent autrichien. Beaucoup plus vicieux que ses camarades Monsieur le vent attend que vous soyez à decouvert sur une berge de 30km sans aucun arbre ou talus ou même buissonet pour vous abriter et souffle à vous faire envoler vous et votre lourdement chargé vélo. Encore plus rageant quand vous faîtes du surplace et que les gentils autrichiens en maillot jaune (sisisi tous, on pense qu´ils sont sponsorisés par Poussin jaune ou la Poste) passent en foncant et vous susurrent des moqueries à l’oreille (tout ca en autrichien bien sûr) D’ autant plus jouissif quand vous jouez au lièvre et à la tortue en les depassant un peu plus tard pour cause de crevaison. Mais ca n’aide pas beaucoup plus quand vous continuez à ahaner le long d’une longue digue à découvert. On a toujours pas établi ce qu´il valait mieux de la canicule ou du vent. (finalement on opte pour le vent) 

Nous rappellons à nos aimables lecteurs que nous sommes un dimanche en Autriche, donc sans aucun espoir de trouver ripailles avant peut-être Vienne (85km de notre point de départ) et que le paquet de Prince y est passé, mais que tout de même il fait grand faim. De loin nous apercevons aux abords de la mysterieuse Tulln le signe sauveur du MacDo et décidement vous comprennez soudainement beaucoup mieux le slogan du “I´m loving it!” Parce que pour le coup vous le savourez votre burger. Macdo veut aussi dire internet et par consequent peut être un foyer pour le soir (tous nos plans avaient miserablement echoués) Heureusement une âme chaleureuse et sauveuse du nom d´Eva par l’ intermediaire de la delicieuse Marielle nous a ouvert grands ses portes et nous offre depuis 2 jours un havre de paix.

Vienne nous apparait comme les délices de Capoue un havre de paix sans pedalage et une ville une vraie, avec enfin des gens, du bruit et sans prairies à perte de vue. Mais des jardins et des palais